Miam

Poiron-Dabin

La saveur d'un grand terroir


Le vignoble Poiron-Dabin est l’un des derniers arrivés au sein des Saveurs DétonNantes, le groupement d’artisans du goût et de producteurs de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Une association évidente : dans les vignes de Château-Thébaud, la famille Poiron-Dabin défend le goût de son terroir depuis le milieu du XIXe siècle… et ce n’est pas près de s’arrêter.

« Un potentiel de ouf ». Jean-Michel Poiron pourrait difficilement arborer un plus grand sourire quand on arrive dans les vignes, alors que la vendange bat son plein. « On a tous les paramètres pour faire un millésime exceptionnel. Il y a une quantité raisonnable, digne de nos attentes, et en termes de qualité c’est… Waouh ! ». Un enthousiasme d’autant plus grand que cette année 2018 fait suite à deux vendanges très difficiles.

« On a une patronne qui n’est pas facile, s’amuse le vigneron, en faisant référence à la nature. Elle peut tout briser, tout foutre en l’air. Mais cette année, elle n’a pas été capricieuse. Il n’y a pas un grain qui est abîmé ». Le vigneron ne boude pas son plaisir. Il va prendre le temps, avec son frère et son épouse, de cueillir tour à tour les quinze cépages du domaine. Une vendange au cas par cas, parcelle par parcelle, pour essayer de tirer le meilleur des soixante-douze hectares du domaine familial.

« L’objectif du domaine, un objectif porté par nos parents et nos grands-parents avant nous, c’est de créer de vrais produits qui procurent des sensations. Cette année, ça s’y prête particulièrement ». Ici, on produit évidemment du muscadet, mais également un pinot gris qui trompe largement un amateur de vin d’Alsace, ou encore du pinot noir, du côt-malbec… Les frères Poiron démontrent que l’on peut également faire de grands rouges dans la région. Ce sont eux qui ont présidé à la résurrection du Berligou, rien de moins que le vin servi à la table d’Anne de Bretagne et des rois de France, un cépage que l’on pensait disparu.

« J’ai l’impression de démarrer, alors que j’ai cinquante-cinq ans. Ça va trop vite, alors autant s’amuser en travaillant, sourit le vigneron. J’aime la vinification, me donner de l’émotion, me surprendre moi-même pour surprendre ceux qui vont déguster nos vins ». L’emblème du domaine, c’est la libellule, pleine de légèreté et de beauté, mais qui dit également beaucoup de choses sur la manière dont sont travaillées les vignes. « La libellule explique à elle seule tout notre process. Avant de voler dans nos vignes, elle vit cinq ans dans l’eau. Si, pendant ces cinq années, elle est touchée par la pollution, les produits chimiques, elle meurt.

Ici, nous sommes labellisés haute qualité environnementale, au niveau 3. C’est le maximum. La chimie pure, on s’en passe. Pour l’environnement, mais aussi pour tous ceux qui travaillent sur le domaine. Ce qui me plaît, c’est de respirer de l’air pur au-dessus de chez moi ».


Jean-Michel et Laurent Poiron sur leur territoire remarquable de Château-Thébaud

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