Louis Vuitton. Ateliers. Sainte Florence. Vendee. 27/03/2018 © david atlan/Louis Vuitton
Mode

Louis Vuitton

s'installe (encore) dans l'Ouest

Louis Vuitton va ouvrir un nouvel atelier de confection, cet été, à La Merlatière (Vendée). Puis un autre, début 2019, à Beaulieu-sur-Layon (Maine-et-Loire). Les recrutements ont déjà commencé.

Le symbole est fort. Après avoir perdu, il y a vingt ans, ses dernières usines de confection, victimes de la concurrence low-cost asiatique, le pays de Cholet va voir sortir de terre, en début d’année prochaine, à Beaulieu-sur-Layon (Maine-et-Loire), un tout nouvel atelier de maroquinerie. Et pas n’importe lequel : c’est Louis-Vuitton, la locomotive du groupe de luxe LVMH, qui est derrière le projet ! L’enseigne a d’ores et déjà entamé les recrutements : sur les deux cents à deux 

cent cinquante personnes recherchées pour cette seizième usine française, soixante-dix ont d’ores et déjà été embauchées. Il n’y a pas de temps à perdre : dès cet été, un autre « atelier » de la même importance va être ouvert à La Merlatière (Vendée), petit village de 980 habitants, dans des bâtiments cette fois-ci existants. Le marché du luxe est en effet en plein développement : la division à laquelle appartient LVMH a connu l’an dernier une croissance de l’ordre de 13 %.

Tests pour petites mains

« Si on s’installe ici, ce n’est pas un hasard : il y a là une vraie tradition d’artisanat, qui demeure très ancrée », souligne-t-on chez LVMH, où l’on se félicite d’avoir reçu un « accueil très favorable » des élus locaux. La présence à Cholet des étudiantes de BTS du Lycée de la Mode a également pesé dans la balance, confie-t-on au sein du groupe de luxe. Mais, à vrai dire, pas besoin d’être couturière pour candidater : des tests de « dextérité » permettent de détecter les mains les plus soigneuses. La « précision » et la « capacité d’apprentissage » sont d’autres qualités particulièrement recherchées par Louis-Vuitton. Ces tests sont effectués dans ses deux usines voisines de Sainte-Florence (Vendée), non loin des Essarts et de La Merlatière.

Louis Vuitton. Ateliers. Sainte Florence. Vendee. 27/03/2018 © david atlan/Louis Vuitton

Formation « dé » en main

Une fois sélectionnées, les heureuses élues ne sont pas livrées à elles-mêmes : des « tutrices-piqûres » les encadrent. Comme Roselyne, qui travaille depuis seize ans dans l’entreprise. « Beaucoup de recrues sont admiratives du produit », constate cette marraine de 50 ans. « Elles ont aussi une grande fierté d’appartenir à la maison Vuitton ». Estelle, une ancienne fleuriste de 27 ans, est ainsi heureuse de « travailler sur un produit noble » : elle va désormais participer à la confection de sacs à main « iconiques », comme le Twist ou l’Alma, des best-sellers pour le groupe de luxe français. Mais, avant tout, elle et ses nouvelles collègues vont commencer par créer leur propre trousse à outils (réglet, poinçon, coupe-fil…), « qui va les suivre tout au long de leur carrière », souligne-t-on dans l’entreprise. Des carrières jusqu’alors pas vraiment linéaires : Émilie, 33 ans, travaillait par exemple au « contrôle qualité » des bateaux du groupe Bénéteau. Dorothée, 44 ans, a longtemps travaillé chez le fabricant d’électroménager Brandt, puis dans un magasin de bricolage. « Ici, on travaille des valeurs comme la bienveillance, l’entraide et l’excellence », souligne-t-on chez LVMH.

Louis Vuitton. Ateliers. Sainte Florence. Vendee. 27/03/2018 © david atlan/Louis Vuitton
Louis Vuitton. Ateliers. Sainte Florence. Vendee. 27/03/2018 © david atlan/Louis Vuitton

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