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Le recyclage se fait art

Des sacs en cuir à monter soi-même. L’idée est un peu décalée, ludique. Et pas si folle que ça. Claire Batardière a commencé à travailler sur ce concept lorsqu’elle suivait des études de stylisme à l’école Duperré, à Paris. De cette idée découle toute une philosophie qui aboutit à la faculté de créer et fabriquer en France. « Le système de conception à plat limite la main d’œuvre, explique-t-elle. Cela permet de conserver du savoir-faire et de faire travailler les entreprises de notre pays ». À l’arrivée, les sacs se font et se défont très facilement, ce qui permet – au passage – de pouvoir en glisser un – ou plusieurs – dans la valise, sans risquer une dangereuse inflation du volume de bagages.

Ses sacs, Claire Batardière les taille dans les plus beaux cuirs, et pour cause : la matière première est issue des plus belles maisons de luxe françaises. « Je recycle les peaux des plus grandes maisons. Ils ont des critères de qualité tellement élevés qu’ils mettent au rebut des matières incroyables. Des cuirs comme ça n’existent plus, sauf dans ces grandes maisons ». Surtout, ce sont des cuirs durables que l’on peut facilement entretenir.

Une partie de la production est aujourd’hui réalisée dans un Esat (Établissement d’aide et de service par le travail) de Saint-Nazaire. « Je me suis entendue à merveille avec ce petit groupe de travailleurs. J’ai vraiment voulu continuer à travailler avec eux. Ils font aujourd’hui la couture de tous mes accessoires ». C’est d’ailleurs à Saint-Nazaire qu’est née l’icône de la marque : le petit pompon. « Ce pompon, à la base, ce n’est pas grand-chose : une sorte d’exercice pour leur montrer qu’il y avait un droit à l’erreur. L’idée n’est pas de travailler sous pression ».

  

 

La pression, Claire l’a d’ailleurs rejetée en venant s’installer à Saint-Nazaire. Sa marque avait totalement décollé, présente dans plus de cent cinquante boutiques. « Moi qui aime la création, j’étais devenue chef d’entreprise. Je commençais à acheter mes matières premières au lieu de les récupérer. Je sentais que mon éthique et que les valeurs de mes produits étaient en train de se perdre ». Aujourd’hui, elle s’est donc recentrée sur l’essentiel : ses créations.

Les sacs sont tous modulables. On peut les porter de plusieurs façons différentes, y compris sur les deux épaules.

Le Garage
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