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ÉVIDENCE, l’auberge contemporaine, de Nicolas et Laëtitia Guiet

Après avoir marqué les gourmets nantais avec L’U.Ni, le chef Nicolas Guiet et son épouse Laëtitia ouvrent une nouvelle page à Saint-Sébastien-sur-Loire. Dans une maison transformée en restaurant, leur nouvelle adresse, Évidence, cultive l’esprit d’une auberge moderne : une cuisine sincère, une salle conviviale et un lien direct avec les convives.

Parquet au sol, murs terracotta et un palmier qui se devine à travers la fenêtre : chez Évidence, l’atmosphère évoque d’abord une maison. Et c’est exactement ce que recherchaient Nicolas et Laëtitia Guiet. Après plus de dix ans passés derrière les fourneaux de L’U.Ni à Nantes, le couple avait décidé de tourner la page.

« La flamme pour le métier en lui-même était toujours là, confie le chef. Ce qui nous a usés, c’est la gestion d’une grande maison. Petit à petit, cela tuait notre passion. »

L’idée d’une pause s’impose alors.

Nicolas imagine même se lancer dans la rénovation de maisons. Mais la cuisine n’est jamais très loin.

Durant cette parenthèse, il prête main-forte à plusieurs chefs de la région de Lulu Rouget à L’Atlantide 1874 – Maison Guého ou encore à La Mise en Bouche.

Des expériences qui lui confirment une chose : ce qu’il aime par-dessus tout, c’est cuisiner chez lui et partager ce moment avec les clients. La solution apparaît finalement comme une évidence.

Le couple rachète une petite maison à Saint-Sébastien-sur-Loire et la transforme en restaurant. L’ancien salon, la salle à manger, la cuisine deviennent autant d’espaces où une trentaine de convives peuvent prendre place.

« On voulait casser le côté un peu impersonnel des restaurants. Ici, c’est une maison, pas une cellule commerciale. On vient manger la cuisine de l’aubergiste et boire ses paroles. »

En arrivant, on a une vue directe sur la cuisine flambant neuve que Nicolas a fait construire à sa mesure.

Dans l’assiette, Nicolas Guiet reste fidèle à son style.

une cuisine qui reflète un terroir et ses producteurs avec une touche de surprise. La carte est volontairement courte — deux entrées, trois plats et deux desserts — et évolue au fil des produits et des arrivages. Le chef privilégie les producteurs qu’il connaît et s’adapte aux saisons comme au marché. Autre choix assumé : des prix accessibles.

« Je préfère voir les gens trois fois dans le mois qu’une seule fois tous les six mois », explique-t-il.

Le midi comme le soir, l’idée est de proposer une cuisine de chef dans un cadre décomplexé.

Dans cette nouvelle aventure, Nicolas et Laëtitia peuvent compter sur le chef Jérôme Houzé-Saindon, un complice de longue date. En cuisine, il gère notamment le poste chaud tandis que Nicolas s’occupe des entrées… et surtout de la salle. Car aujourd’hui, le chef revendique ce contact direct avec les clients. « Je peux expliquer les plats, écouter les retours, partager un moment. » Laëtita, elle, s’occupe de parler des vins et des vignerons qu’elle connaît sur le bout des doigts.

Depuis l’ouverture, les premiers habitués ne sont autres que les voisins. Beaucoup sont venus par curiosité, puis sont revenus. Dans cette maison devenue restaurant, l’accueil se veut simple et chaleureux, presque familial. Avec Évidence, Nicolas et Laëtitia Guiet ne cherchent pas à impressionner. Ils veulent simplement partager une cuisine sincère et un moment de convivialité. Une auberge moderne, en somme, où l’essentiel reprend toute sa place.

Échine de porc, pak choi et patates douces, jus au miso

Ingrédients

(4 personnes)

600 g d’échine de porc blanc de l’Ouest – Sel, poivre – 2 pak choi – 2 patates douces (environ 200 g chacune) – 2 poireaux – 4 cl d’huile de sésame toasté – 1 c. à soupe de miso – 1 blanc d’œuf – 200 g de panko (chapelure japonaise) – 1 feuille de nori – 1 trait de vinaigre blanc – Beurre – Gros sel

Pour le jus au miso : 1oignonjaune-10cldemuscadet-15cldejusdevolaille-1c.à soupe de miso – Beurre – Poivre du moulin

Progression

• Assaisonnez l’échine de porc et snackez-la dans une poêle bien chaude sur les deux faces pour bien la colorer. Terminez la cuisson au four à 180 °C pendant 7 à 8 minutes.
Laissez reposer 10 à 15 minutes avant de trancher pour conserver une viande bien rosée.

• Coupez les patates douces en deux dans la longueur sans les éplucher et cuisez-les au four à 170 °C avec un peu de gros sel pour retirer l’humidité jusqu’à ce que la pointe d’un couteau s’enfonce facilement.

• Réalisez une purée avec la moitié de la pulpe en ajoutant un peu d’huile de sésame toasté et un trait de vinaigre blanc. Avec la seconde moitié, dressez des tubes à la poche à douille avec la chair mixée à laquelle vous ajoutez une cuillère de miso.

• Placez une heure au congélateur. Passez ensuite dans le blanc d’œuf légèrement mousseux, puis dans le panko, et renouvelez l’opération une seconde fois. Faites frire ou cuire à la poêle jusqu’à obtenir une belle couleur dorée.

• Coupez les pak choi en deux dans la longueur. Faites-les revenir dans une casserole avec une noix de beurre et un filet d’eau pour les attendrir tout en les colorant.

•  Lavez bien les poireaux puis assaisonnez-les avec du sel et du poivre. Rôtissez-les entiers au four à 180 °C pendant environ 15 minutes. Laissez-les refroidir à couvert afin qu’ils conservent leur humidité. Déposez trois poireaux sur une feuille de nori, roulez serré comme un maki et laissez reposer. Tranchez au dernier moment.

Jus au miso

• Ciselez finement l’oignon. Faites-le revenir dans une noix de beurre jusqu’à légère caramélisation. Ajoutez la pâte de miso, puis déglacez au muscadet.

• Laissez réduire de moitié, ajoutez ensuite le jus de volaille. Donnez un tour de moulin à poivre et montez la sauce avec une noix de beurre juste avant le service.

Dressage

• Tracez un trait de purée de patates douces au fond de l’assiette. À une extrémité, disposez le pak choi braisé. À côté, placez un maki de poireaux.

• Déposez le croustillant de patates douces pané au panko sur le maki. Tranchez l’échine de porc en belles tranches épaisses, bien rosées, et disposez-les dans l’assiette.

• Terminez en nappant légèrement de jus au miso.

Évidence
75 rue Maurice Daniel, Saint-Sébastien-sur-Loire
02 40 10 03 94

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