Portrait

Créa’tures

Virgine Jossomme, slasheuse de la mode

Virginie Jossomme est auteure, directrice artistique, styliste et modéliste. Ça fait beaucoup pour certaines personnes, mais pas pour elle. C’est plutôt un mode de vie. Et une façon de ne pas s’essouffler. Rencontre.

 

« Au fil des mois, dans l’année, je passe de la rédaction d’ouvrages à la conception et la direction de défilés, avant de me mettre à créer des robes de mariées au printemps-été. C’est un choix. Ce sont des activités variées et complémentaires ». Cela la mène de la Fashion week de Saint-Nazaire à l’écriture d’ouvrages destinés aux couturières qui veulent apprendre et se perfectionner. Tous ces métiers étaient en germe dans la formation de styliste-modéliste, avec une spécialisation dans le costume de scène, qu’elle a suivie à Esmod Paris. « J’ai besoin de toutes ces activités pour m’épanouir. J’aime le show, travailler en équipe sur un projet artistique. Quand on m’appelle à Paris ou ailleurs, je prends ma valise et j’y vais ». Mais la jeune femme aime aussi créer des robes avec pour seuls outils son crayon et son inspiration. « Ce que je tiens à faire, c’est ce qu’on ne voit pas ailleurs, des choses différentes, sur-mesure, uniques. Je ne fais jamais deux fois la même chose ». Dans cette démarche, elle se démarque des tendances.

C’est d’ailleurs pour ça que de futures mariées lui font confiance. « On vient me voir pour un modèle unique. Mes clientes, ce sont celles qui veulent voir exister la robe qu’elles ont en tête, qui veulent quelque chose à leur goût ». Elle conçoit ainsi entre dix et trente robes par an. « Évidemment, on est influencé par les tendances de couleurs et de tissus qui sortent chaque année. C’est sur cette base que l’on travaille, mais l’avantage du sur-mesure, c’est qu’on arrive à se détacher de ce que font les autres boutiques ».

 

Elle utilise la soie française, issue d’une maison avec laquelle elle travaille depuis quinze ans, mais aussi le tulle, la mousseline ou la dentelle. Elle arrive même à faire des miracles quand le timing est serré. Ou impossible. « Je peux mettre d’un an à quinze jours pour créer une robe, sourit-elle. Il m’est arrivé de sauver des mariées qui avaient commandé des robes asiatiques qui ne sont jamais arrivées ».

 

Retrouvez les créations de Virginie Jossomme dans sa boutique Créa’tures, passage du Royal, à La Baule.

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