Nantes Origine Compagnie

Fiers d'être Nantais

Interview

La ville de Nantes est à la mode. Le nom de la cité s’inscrit même fièrement sur plusieurs marques de vêtements. NO.C (« Nantes Origine Compagnie ») est l’un des exemples de cette tendance actuelle qui consiste à afficher résolument son appartenance à la ville avec des slogans tout à fait clairs, comme « Nantes Fucking City » ou « Nantes Crew ». Ça tombe bien, le t-shirt à message est l’un des « hits » de ces derniers mois. Rencontre avec Eno et Anthony, les deux fondateurs de NO.C.

 

Pourquoi avoir créé cette ligne de vêtements ?

Eno : Nous cherchions un moyen de parler de notre ville, de notre attachement à cette cité. Le textile est un vecteur, mais pas un vecteur unique. Au-delà du t-shirt, notre marque peut tout aussi bien être amenée à produire des objets.

Anthony : Nous n’avons pas la vocation de devenir un label. Cette marque, c’est un cri. Le but c’est de « marquer » nos slogans sur le plus de supports possible.

Ce qui compte, c’est de matérialiser ce sentiment d’appartenance ?

Eno : Oui, et c’est pour ça que tout le processus de création et de flocage est nantais de A à Z. Il y a une vraie dynamique locale. Les gens sont attachés à la ville. Il y a à la fois un héritage nantais, mais aussi breton, vendéen… On a parfois du mal à nous situer, mais ce qui compte, c’est que nous sommes fiers de notre ville qui forme un trait d’union entre tous ces mondes.

« Être fier d’être nantais », qu’est-ce que ça veut dire ?

Anthony : C’est d’abord un sentiment nouveau que nous avons perçu autour de nous. La fierté d’être nantais, ce n’est pas juste revendiquer le biscuit LU ! Ça en fait partie, mais ça s’exprime aussi autrement aujourd’hui. Notre premier logo était inspiré du passage Pommeraye.

Eno : Je pense aussi que si la génération des Nantais qui sont nés dans les années 80 s’épanouit aujourd’hui, comme les C2C par exemple qui tournent dans le monde entier, ce n’est pas un hasard. Il y a un terrain fertile. Nantes n’est pas un cas unique en France, mais c’est ici qu’on habite et c’est cette ville qui nous a fait. C’est ça qu’on revendique.

Les t-shirts « vierges » ne sont pas fabriqués dans la région. Ça vous pose un problème ?

Anthony : La fabrication de vêtements, c’est quelque chose que nous avons perdu, alors que nous étions une région de textile. C’est vrai qu’il y a une frustration pour nous de ne pas pouvoir nous fournir en local. Nous assumons cette défaillance, mais ce qui compte c’est que la sérigraphie, l’habillage soient réalisés à Nantes.

Comment voyez-vous votre marque évoluer ?

Eno : Nous avons des collaborations avec des artistes de Nantes déjà en cours. La prochaine étape, ce sont les vêtements pour bébé. Toujours avec des slogans  qui attirent l’attention. Nous voulons développer demain également des objets emblématiques qui accompagnent le quotidien des Nantais. Nous faisons une recherche autour des objets fétiches.

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