Visite privée

Une maison de vacances

toute l'année

Une maison de style anglo-normand érigée au milieu d’un jardin balinais… à moins de cinq cents mètres du remblai de la Baule. C’est le domaine rêvé d’Alain et d’Annick. Après de longs mois de travaux, la demeure sortie de terre juste avant la Première Guerre mondiale a retrouvé une seconde jeunesse éclatante. 

« Nous avons décidé de l’acheter en dix minutes. » Alain et Annick ont eu un véritable coup de foudre pour le lieu. « C’est le jardin qui a tout déclenché, pas la maison, sourit la propriétaire. Il n’avait pas vraiment de charme, mais il y avait un potentiel énorme. » Il faut dire que la surface du terrain, plus de 2 000 m² en plein cœur de La Baule, est vraiment exceptionnelle. Un terrain plat, exposé sud, peut laisser la place à toutes les envies… Ce dont ne s’est pas privé le couple.

« Je voulais une ambiance balinaise, raconte Alain. Les paysagistes, la pépinière Gicquiaud à Saint-Lyphard, nous ont proposé un dessin incroyable. Je me rappelle encore de l’arrivée des palmiers… Il y en avait tellement qu’on ne pouvait pas les compter. »

Sur le côté de la maison, un véritable labyrinthe végétal, qui a déjà pris une belle ampleur, surprend le visiteur. À côté, la pergola bio-climatique est adossée à des bananiers. Il faut en écarter les branches pour accéder à la douche.

L’immense jardin a été traité comme un lieu de vie avec de multiples centres d’intérêt, selon les heures. À l’autre bout du jardin, près de la seconde entrée du terrain, une ancienne cabane s’est transformée en bar.

« Elle a failli disparaître, mais je voulais la conserver, sourit Annick. Je trouve qu’il y a un côté Robinson. C’est devenu le Tiki Bar avec sa planche de surf. C’est le lieu où l’on vient prendre un pot le soir, au soleil. »

Au côté de la pergola et de son toit à lames orientables, une piscine à débordement signée Îlot Piscines (on vous en parle par ici) a remplacé l’ancien bassin.

Une immense terrasse, dallée de carreaux Porcelanosa XXL, permet de rejoindre la rotonde, porte d’entrée officieuse du lieu. La rénovation a permis de découvrir un magnifique jeu de poutres. Véritable sas entre l’intérieur et l’extérieur, la propriétaire a voulu installer des rideaux qui bougent avec le vent et apportent confort et fraîcheur à la rotonde. Annie Dréau, de la société Adexi, a réussi le tour de force d’installer les voilages sur une barre réalisée totalement sur-mesure, qui permet de les déplacer à volonté.

La cuisine a été dessinée par l’Atelier de la Cuisine Ouest, à Guérande. Four vapeur, classique, cave à vin, hotte intégrée au plafond… L’aménagement comprend même un point d’eau sur chaque plan de travail.

Les baies vitrées à galandage – dont les parois de verre se dissimulent à l’intérieur des cloisons, permettent d’effacer la limite entre la rotonde et la cuisine. La pièce, résolument contemporaine, est à l’image du reste de la maison. Les tons blancs sur les murs permettent de mettre en scène la décoration. L’espace du séjour est immense. L’ancienne maison de 1913 a été totalement décloisonnée.

« Il y avait auparavant trois pièces, ici, se souvient le propriétaire. Il y avait une salle à manger et deux petits salons. La cuisine – destinée à l’époque aux domestiques – était réduite à sa plus simple expression et se trouvait à l’emplacement de notre buanderie. » C’est l’architecte – et voisin – Julio Valiela qui s’est chargé des plans et la maîtrise d’œuvre a été assurée par la société Phidias au Pouliguen. « Le résultat est très contemporain. C’est ce que nous aimons, pointe le propriétaire. C’est très fonctionnel, on ne voit que l’essentiel. » Le reste est dissimulé, à l’image du meuble incroyable qui a été imaginé et réalisé sur-mesure pour habiller un mur entier du séjour. Il enserre une cheminée à gaz et cache tous les éléments de la Hi-fi pointue pour laquelle se passionne le propriétaire. Ici, pas d’écran : un vidéo-projecteur dissimulé au plafond projette directement l’image sur un panneau du meuble.

Des panneaux japonais dénichés chez Casaligne permettent de fermer à l’envi le séjour, ou, au contraire, de l’ouvrir sur le magnifique escalier de verre qui mène aux suites de l’étage. Trois chambres, chacune dotée de ses sanitaires, y ont été installées. L’une d’elles a été aménagée dans un esprit « dortoir », prête à accueillir une petite tribu. 

Un luminaire déniché chez Casaligne accompagne majestueusement la montée de l’escalier.

La suite parentale, occupée par les propriétaires, prend des allures d’appartement. Derrière les immenses – et discrètes – portes réalisées par Lecorps Aménagement, on découvre une aile entière de la maison, aménagée en nid douillet. Une large baie ouvre sur la piscine. Depuis la baignoire, installée au côté opposé de la maison, on peut largement profiter du jardin. Deux amples dressings parfaitement aménagés sont presque dissimulés derrière une cloison. « Nous voulions un lieu parfaitement indépendant et adapté à l’évolution de la vie. Ici, nous sommes de plain-pied, au calme. L’isolation phonique a d’ailleurs été renforcée, pour que chacun puisse vivre comme il l’entend. » 

Les stores sur enrouleur installés sur la pergola permettent de se ménager une intimité, tout en se protégeant du vent.

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