Découverte

L’éloge de la sensibilité

par les musées bretons

 

L’éloge de la sensibilité, c’est la nouvelle exposition qui débute ce vendredi 15 février au Musée d’Arts de Nantes. Soixante-cinq œuvres en partie prêtées par les musées de Brest Quimper et Rennes permettent d’illustrer le siècle des lumières et la libération de la partie sensible de l’individu qui l’accompagne. 

Les toiles de cette nouvelle grande exposition au musée d’arts de Nantes nous plongent, au cœur du 18e siècle et de sa peinture dite de genre, à savoir des portraits, des paysages ou encore des natures mortes.Durant notre parcours nous découvrons sept parties distinctes nommées « chapitres ». Différents thèmes y sont abordés comme “L’appart et l’intime”, “Troubles et émois” ou encore “Rendre sensible la matière”.

Au 18e siècle, la peinture quitte les sujets classiques, historiques mythologiques ou religieux pour pénétrer au cœur des familles. Elle montre ainsi l’évolution de la société.

« L’enfant occupe désormais une place à part entière au sein de la famille, en témoigne le portrait de Charles-Etienne de Bourgevin de Vialart un jeune enfant peint par Jean-Baptiste Greuze, explique Adeline Collange-Perugi, conservatrice chargée des collections d’Art ancien au Musée d’arts de Nantes.

Cette idée est également illustrée par Marie Geneviève Bouliard lorsqu’elle a peint Portrait de Monsieur Olive, trésorier des Etats de Bretagne et de sa famille. Cette scène est inédite car elle centre l’attention sur la mère qui vient tout juste d’allaiter; une scène de la vie courante qui relève de l’intime. » Le regard attendri de l’époux pour sa compagne nous fait ressentir l’émotion qui se dégage de ce tableau.

En poursuivant notre visite on se retrouve face à La Camargo dansant de Nicolas Lancret. Cette jeune femme qui danse, chevilles apparentes illustre la théâtralité, très présente au 18e siècle. Cette réalité théâtralisée est née du goût pour le spectacle et la mise en scène de la société dans ses divertissements. L’arrivée de la danse à l’Opéra a changé le quotidien des nobles et de la grande bourgeoisie. Les peintres des Lumières s’en sont inspiré pour représenter des scènes de la vie courantes.

Le milieu de la visite se concentre davantage sur l’évocation de la nature par les peintres. On retrouve la très grande toile de Pierre-Jacques Volaire Eruption du Vésuve et vue de Portici. Cette magnifique peinture aux couleurs intenses retranscrit les terribles éruptions du Vésuve. Avec cette toile l’artiste s’interroge sur la place de l’homme dans la nature et son existence éphémère.

Cette exposition s’achève sur une promenade sensorielle. Celle-ci met en exergue quatre de nos cinq sens, à savoir, l’ouïe, la vue, l’odorat et le toucher. On y trouve notamment des tissus, des senteurs ou encore de la musique d’époque. L’occasion de s’imprégner davantage du siècle des Lumières et d’éveiller notre sensibilité.

 

 

 

Informations pratiques :
Musée d’arts de Nantes, 10 rue Georges-Clémenceau à Nantes
www.museedartsdenantes.fr
@MuseedartsdeNantes

Jean-Baptiste Greuze 
Portrait de Charles-Étienne de Bourgevin de Vialart

 

Marie Geneviève Bouliard 
Portrait de Monsieur Olive, trésorier des Etats de Bretagne et de sa famille

 

Nicolas Lancret La Camargo dansant

 

Pierre Jacques Volaire 
Éruption du Vésuve et vue de Portici

 

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