Culture

Trafic d’airs

Chansons et chanteurs d'aujourd'hui

Trafic d’Airs, ce sont à la fois des ateliers de chant, une émission hebdomadaire de radio sur Jet FM et des productions de spectacles. Pas mal pour une association qui s’est donné pour mission de promouvoir la chanson auprès du public amateur, plus ou moins éclairé, il y a dix ans. Rencontre.

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Depuis qu’on lui a donné carte blanche pour concevoir la proposition artistique et culturelle de Trafic d’Airs, Georges Fischer, guitariste et chanteur, s’est donné pour mission de pratiquer et de faire pratiquer la chanson d’aujourd’hui. « Cela ne veut pas dire que nous jetons l’anathème sur la chanson d’hier, mais nous avons le souci que la création actuelle trouve sa place. C’est ce qui m’a conduit à monter une production autour du répertoire de Vanessa Paradis. C’est un très bon exemple : elle a fait appel à beaucoup de plumes disparues, comme Gainsbourg ou Étienne Roda-Gil, mais aussi Matthieu Chedid ou Benjamin Biolay. C’est un joli répertoire à chanter, et ça fait plaisir ». Le plaisir, c’est une notion qui doit rester en permanence à l’esprit des amateurs qui viennent pratiquer. « Mon expérience de musicien et de prof de chant fait que c’est moi qui anime les productions, avec deux musiciens professionnels, René Béranger (batteur des Bouskidou) et de Ben Bridgen (clavier des Chernobilly Boogie). Mais l’idée, c’est d’entourer les amateurs, de les conseiller. On n’est pas dans The Voice, on ne parle pas de « talent », s’amuse-t-il. Mon objectif, c’est de favoriser une pratique de la chanson pour des amateurs qui vont prendre plaisir à découvrir et pratiquer ».

Tout commence dans des ateliers. Quatre par semaine sont consacrés aux adultes à partir de 16 ans, et un autre au public adolescent. Deux d’entre eux se déroulent à la maison de quartier Madeleine-Champ de Mars, et les trois autres sont hébergés par le conservatoire de Nantes. Les plus motivés peuvent ensuite intégrer les productions. « C’est un peu le stade ultime, destiné à ceux qui sont à la fois capables et déterminés à le faire. Cela demande beaucoup de temps, c’est difficile, exigeant, mais à l’arrivée, c’est une grande satisfaction ».

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Une autre satisfaction, c’est que l’association a été retenue par la ville de Nantes dans le cadre de l’appel à projets pour partager la nuit. Depuis avril, Georges Fischer anime des ateliers au restaurant social Pierre Landais. À l’arrivée, un concert partagé doit avoir lieu avec Trafic d’Airs, la chorale des Restaurants du cœur et les usagers/passagers du restaurant social, dans la nuit du 29 au 30 septembre. « Quand on m’a demandé, dans les années 80, de donner des cours de chant, je me suis interrogé pour savoir si j’étais légitime et si ça m’intéressait. J’ai ensuite découvert à quel point c’est quelque chose qui a du sens, non seulement ces notions de transmission, mais aussi de partage, qui engendrent plein d’aventures parfois géniales et parfois épouvantables, mais toujours riches ».

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