La palme pour Audric

Un fleuriste nantais sacré sur TF1

Portrait

L’émission a tenu les téléspectateurs en haleine pendant trois semaines. Audric Ronfort a dû garder le secret, lui, pendant de longs mois. Le jeune fleuriste de 19 ans savait qu’il avait gagné l’émission « C’est le bouquet », enregistrée pour TF1 à Terra Botanica près d’Angers, et dont la finale a été diffusée le 11 février. « C’était une aventure télévisuelle, sourit Audric, le tournage prend beaucoup de place. Il faut être là une heure avant l’épreuve, refaire des prises après parfois, c’est beaucoup d’attente. On est coupé du monde et enfermé ensemble vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ça crée vite des liens. C’est un peu comme si on se connaissait depuis plusieurs mois ». Celui qui était encore apprenti lors de l’émission – et qui, au passage, s’est imposé devant des professionnels confirmés – voulait aussi faire passer un message à la télévision, devant le million de téléspectateurs qui a suivi l’émission. « Souvent, on pense qu’être fleuriste, c’est attendre derrière un comptoir et mettre quelques fleurs dans un vase. Mais c’est beaucoup plus que ça », assure-t-il. Il aime « créer ». C’est sont maitre mot. « J’aime les concours, parce que ce qu’on y fait n’est pas réalisable en boutique. Pendant les épreuves, on peut laisser librement s’exprimer notre créativité ». D’ailleurs, en matière de concours, le jeune homme n’est pas quitte. Il participe mi-mars aux olympiades des métiers, avec un rêve : devenir champion de France des moins de vingt-trois ans et aller ensuite représenter la France à Abu Dabi. Jean Tessier, le fleuriste nantais chez qui il travaille, l’encourage à se lancer dans ces défis. « Au cours de l’émission de TF1, je l’ai vu progresser. Ses sujets étaient aboutis, il allait au fur et à mesure directement vers l’idée qu’il avait dégagée, et tout était de plus en plus construit, sourit-il. Ce genre d’émissions nous permet, comme le disait Audric, de renvoyer peut-être une autre image vers le public. On se rend compte que nous exerçons un métier artisanal où tout part d’un produit brut, qui demande ensuite technique et temps pour aboutir à un résultat satisfaisant ». Depuis l’émission, de nouvelles têtes passent la porte de la boutique de la rue de Strasbourg, juste le temps de féliciter le jeune homme vu à la télé. « Il y a un peu de monde qui vient », admet-il, un peu emprunté, sous le rire de ses collègues. « C’est sympa et c’est toujours gentil. Ça fait plaisir ».

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