Habitat

La chaleur du feu

Moderne et écologique

Efficace, écologique et moins cher ! Le chauffage au bois, sous forme de bûches ou de granulés, a vraiment tout pour séduire. Encore faut-il que l’installation soit adaptée aux espaces. Explications.

L’énergie la moins chère après celle du soleil. C’est rien de moins que la promesse du bois. « Le bois et les granulés sont effectivement les sources d’énergie les moins chères face à la concurrence du gaz, du fioul et de l’électricité », souligne François Crozier, directeur de Chaleur Écologique à Vannes et Questembert, en s’appuyant sur les données de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Une énergie également durable. À la différence des énergies fossiles, la forêt française, en parfaite santé, permet de disposer d’une source d’approvisionnement renouvelable. Mais si le chauffage au bois, délaissé dans la deuxième partie du XXe siècle, fait un retour en force, c’est aussi grâce à des appareils de chauffage toujours plus performants et pratiques. « Le chauffage au bois est redevenu moderne, sourit François Crozier. Il prend une place de plus en plus importante dans notre mix énergétique. »

Il faut ensuite choisir l’appareil le plus adapté. Un insert, un poêle à bois ou à granulés, tout dépend de l’utilisation souhaitée. « Pour un insert ou un poêle à bois classique, alimenté par des bûches, on ne peut pas régler la température souhaitée et il faut pouvoir recharger en permanence, pointe François Crozier. C’est pour cela que pour une utilisation quotidienne, on peut adopter le poêle à granulés : l’alimentation est automatisée et on peut régler la chaleur voulue. » Au point de vue esthétique, la flamme sera plus présente dans un insert ou un poêle à bûches. 

Une affaire de spécialistes

Le coût d’installation peut être très réduit dans une construction neuve où la place de cette source de chauffage est intégrée dès la conception. Les plans de la maison doivent aussi intégrer cette source de chaleur. « La clé, c’est la disposition des pièces. Elles doivent pouvoir permettre la distribution de l’air chaud, tranche François Crozier. Plus les pièces sont ouvertes, moins il y a de couloirs, et mieux l’air pourra circuler. La plupart des maisons modernes se prêtent au chauffage au bois. » Une installation sera plus aisée dans une maison à étage(s), où l’air chaud monte naturellement, que dans une maison de plain-pied très étendue. 

Mais au-delà de la disposition des pièces, il faut aussi pouvoir calculer précisément la puissance de chauffe nécessaire. Et c’est une affaire de spécialistes. « On ne peut absolument pas acheter n’importe quel appareil. C’est important de pouvoir étudier les besoins en matière de production d’énergie – qui ne sont pas les mêmes, à surface égale, en fonction de l’isolation de la maison – et de choisir le poêle ou l’insert en fonction. Sinon, on risque soit d’avoir froid, soit de devoir ouvrir une fenêtre en hiver pour laisser s’échapper la chaleur. » Un insert ou un poêle à bûches ne doivent en effet pas être sous-utilisés, en fermant l’arrivée d’air. On risque l’encrassement, et même un feu dans le conduit de cheminée à cause de la formation de bistre en fin de saison.

Une fiscalité avantageuse

Le gouvernement soutient l’utilisation de cette énergie vertueuse par un accompagnement fiscal : une TVA à 5,5% dans le cadre d’une rénovation d’une habitation de plus de deux ans et un crédit d’impôt sur l’appareil de 30%. Cette dernière mesure doit prendre fin le 31 décembre.

Deux grandes familles

Le poêle rayonne la chaleur et c’est la convection de l’appareil qui chauffe l’air. Pour le foyer ou l’insert, c’est le rayonnement de la vitre et la chaleur accumulée dans la hotte diffusée à travers des grilles qui diffuse une chaleur plus indirecte. Visuellement différents, le choix est aussi une question d’esthétique et de place. L’insert ou le foyer fermé prennent plus de place, sont plus onéreux, mais permettent aussi de voir davantage le feu.

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