Visite privée

Les Journées À Vivre

Le rendez-vous des amoureux de l'architecture

Notez ces dates : les 16,17 et 18 juin ainsi que le 23,24 et 25 juin, vous pourrez pousser la porte de maisons totalement inaccessibles le reste de l’année. Dans le cadre des Journées d’Architectures À Vivre, qui fêtent leur 17ème édition, les architectes nous donnent rendez-vous pour nous faire découvrir leurs réalisations avec la complicité de leurs clients. Il suffit de trouver la ou les maisons qui vous intéressent sur le site – il y en a forcément près de chez vous puisque 500 réalisations sont présentées dans toute la France – et de vous inscrire pour la visite. En avant-première, nous avons pu visiter deux de ces lieux totalement imaginés ou repensés par des architectes. Leur point commun ? L’adaptation aux contraintes.

Dans le cœur du quartier Chantenay à Nantes, par exemple, l’architecte Nicolas Gicquel a su tirer le meilleur parti d’une maison totalement enclavée en second rideau. Cette maison, remaniée il y a une vingtaine d’années, il l’a achetée pour sa famille. « Ce qui m’a séduit, c’est la lumière, explique-t-il, c’est très difficile de trouver une maison en ville qui soit un peu lumineuse. Ici, on est plein sud. Il y avait beaucoup de potentiel, encore fallait-il faire rentrer le soleil ». Une gageure : la maison est tarabiscotée, brouillée par les rajouts successifs, sur une parcelle en trapèze. Surtout, l’ancien plan avait tourné les pièces vers l’impasse, dos au soleil. « Il a fallu redéplacer les pièces : l’arrière-cuisine côté jardin a changé de place avec la cuisine, côté impasse. C’est très agréable de pouvoir cuisiner avec vue sur le jardin ». La famille avait également besoin d’une pièce en plus et était toujours en recherche de plus de lumière. La solution trouvée est… lumineuse : surélever l’ancienne extension. La pièce à vivre y gagne un volume formidable, des baies immenses, et l’étage s’agrandit de deux chambres. « Nous avons ainsi doublé la hauteur du séjour. Pour cela, j’ai décidé de créer une construction à ossature bois. C’est plus léger, et comme l’accès est complexe, les charpentiers ont pu tout construire dans le jardin en faisant passer les matériaux à travers la maison », détaille Nicolas Gicquel.

L’architecte a su se jouer des contraintes pour réaliser une maison où il fait bon vivre. Son confère Philippe Ouali a dû, lui, trouver d’autres solutions pour construire une grande maison, également enclavée en second rideau, à l’ouest de Nantes. Le terrain est de taille respectable, mais sa situation en cœur d’ilôt impose pratiquement une maison de plain-pied. Pas facile, dans ces conditions, de réussir à construire un grand séjour, trois chambres, un atelier d’artiste et un garage, tout en préservant l’exposition sud. « Nous avons décidé d’implanter la maison sur les côtés nord-ouest de la parcelle. Elle est en forme de V pour embrasser le soleil. Chaque pièce bénéfice ainsi d’une vue sur la piscine ». Cette piscine – le rêve du propriétaire – a d’ailleurs été creusée dès le début du chantier, avant même les fondations de la maison. Une obligation : une fois les murs montés, jamais les engins n’auraient pu y accéder. Le résultat de l’intense collaboration de l’architecte avec les propriétaires est bluffant. Les baies vitrées à galandage du salon s’ouvrent sur une véritable oasis ; la cuisine, qui sert de lien entre la partie jour et la partie nuit, offre un accès direct à la grande terrasse, et les chambres, au calme, profitent toutes d’une jolie vue sur l’eau. « Qu’est-ce qu’on est bien ici, sourit le propriétaire. On est à la campagne en pleine ville, il n’y a pas un bruit. On ne peut pas rêver mieux ».

 

Vous pourrez retrouver la découverte complète de ces maisons « À Vivre » dans les prochains numéros d’Urbanne. En attendant… bonnes visites !

Tarif : 2 euros la visite.

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