Mariage

Dans les coulisses d’un défilé

au Salon de la Réception et du Mariage de Nantes

Le défilé, c’est le cœur du Salon du Mariage. Un moment spectaculaire et émouvant, où l’on découvre une sélection extraordinaire de robes et de costumes. Chaque année, la mise en scène change, mais ce qui est immuable, c’est la précision avec laquelle ce show si particulier doit être orchestré. Bienvenue dans les coulisses.

Quand on pousse le rideau qui protège les coulisses d’un défilé de robes et de costumes de mariés, on entre dans un tout autre univers. Tantôt survolté, empressé, où chaque geste compte, tantôt calme, au bord de l’ennui. Sur les portants, les robes attendent, soigneusement alignées. Les bouquets sont disposés proprement sur une table. Chaque mannequin a son espace. Tout est cadré dans ces coulisses éphémères. C’est le royaume de Michelle Gouraud, qui organise ce défilé pour la vingt-cinquième année au Parc des Expositions de La Beaujoire. C’est elle, le régisseur de mode, comme elle se définit, qui orchestre ce moment.

« La mécanique doit être parfaite »

Un moment qui se prépare des mois plus tôt. « Je vais à la rencontre des commerçants, qui sont partie prenante du défilé, et je sélectionne avec eux leurs silhouettes. Sur un passage, il peut y avoir jusqu’à trois silhouettes différentes », explique-t-elle. Une fois les tenues choisies, le travail ne fait que commencer. « J’établis les ordres de passage pour qu’il n’y ait pas de chevauchement, il faut avoir le temps de se changer ». Le temps, voilà l’ennemi. La mécanique doit être parfaite.

« Il suffit qu’il y ait une fermeture éclair qui se coince, et le show peut s’enrayer, souligne Michelle Gouraud. Le timing est très serré. Le défilé dure entre quarante et quarante-cinq minutes, et les huit mannequins, six filles et deux garçons, doivent porter à peu près soixante-quinze silhouettes. C’est une mécanique hyper précise, on ne s’en rend pas forcément compte ». C’est pour cela qu’elle ne laisse rien au hasard. Avant chaque défilé, chaque robe doit être à sa place.

« Si j’annonce Pronuptia et que c’est une création d’Alfredo Vaez, ce n’est juste pas possible », indique-t-elle. En cabine, micro-casque sur la tête, la concentration est obligatoire. « C’est quelque chose d’intense pendant trois-quarts d’heure. Il suffit qu’une des habilleuses ait un coup de panique et m’appelle, et je risque de perdre le fil de mon ordre de passage ». Heureusement, au fur et à mesure des années, Michelle Gouraud a su réunir une équipe très pro autour d’elle, à commencer par les huit habilleuses dont … ses filles, tombées dedans lorsqu’elles étaient toutes petites.

 

 

 

« Il faut qu’il y ait un mouvement sur scène, il faut que ça bouge »

 

 

 

Alors que s’enchaînent les vingt-cinq musiques choisies en amont pour le défilé, les robes prennent vie sur scène. « La forme de la robe est très importante. Il faut qu’il y ait un mouvement sur scène, il faut que ça bouge, que la robe existe sur un podium », explique la régisseuse. Les robes sont attribuées au mannequin qui les mettra le plus en valeur. « Le mannequin est là pour mettre la tenue en avant. Certains décolletés dans le dos iront davantage à l’une, un bustier à une autre. J’essaie de choisir des robes qui vont flasher sur scène. On est là pour faire rêver ».

Le Salon de la Réception et du Mariage

 

Ce salon, c’est cent vingt-cinq exposants, cinq mille mètres carrés d’exposition et trente secteurs d’activité représentés. Chaque jour, des défilés, des animations, une exposition de robes et de costumes de mariés, et des rencontres personnalisées avec des experts pour s’informer et être aidé pour réussir son jour J. Sans oublier un florilège de nouveautés : les mariés connectés, le carré d’inspiration « Rock My Love »…

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