PATRIMOINE : et si les femmes reprenaient la main ?

Il y a des chiffres qui claquent comme des gifles.
En France, le patrimoine moyen des femmes est inférieur de 16 % à celui des hommes.
Plus qu’une statistique, c’est le reflet d’un déséquilibre ancien, ancré dans nos structures économiques, sociales et familiales. Et ce fossé se creuse au fil de la vie.
75 % des femmes gagnent moins que leur conjoint.
Cela signifie, très concrètement, moins de capacité d’épargne, moins de poids dans les décisions patrimoniales, moins de marges de manœuvre.
Et lorsque le couple se brise, la chute est brutale : –22 % de niveau de vie en moyenne pour les femmes après une rupture, contre seulement –3 % pour les hommes.
Les inégalités de revenus d’aujourd’hui sont les inégalités de patrimoine de demain.
L’écart de revenus entre un homme et une femme est déjà de 9 % chez les célibataires, il grimpe à 20 % dans la population totale, et atteint 38 % quand la femme est en couple.
Au fil du temps, cette différence se transforme en inégalité patrimoniale.
Les hommes possèdent 37 % d’épargne financière de plus que les femmes, sont 4 % de plus à être propriétaires de leur résidence principale et 12 % de plus à détenir de l’immobilier locatif.
Résultat : à la retraite, l’écart de revenus entre les sexes reste abyssal : 38 %.
Le matrimoine : un mouvement à construire
Ces chiffres ne sont pas une fatalité. Ils sont un signal d’alarme, un appel à l’action.
Reprendre la main sur son argent, comprendre ses placements, construire son patrimoine – ou plutôt son matrimoine – ce n’est pas une affaire d’ego ou de pouvoir. C’est une question de liberté.
Liberté de choisir, de quitter, d’entreprendre, de vieillir sereinement.
Aujourd’hui, un mouvement émerge, porté par des femmes qui s’emparent de ces questions, qui parlent finances, investissement, retraite sans tabou. Parce qu’il n’y a pas de raison que la richesse, au sens large, reste une histoire d’hommes.


