Zeus, le cheval machine des J.O. enfin à Nantes

Une star pas comme les autres a posé ses quatre pieds à Nantes. Zeus, le cheval-machine qui a émerveillé le monde entier en galopant sur la Seine lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, est présenté pour la première fois dans la cité des Ducs qui l’a vu naître. Il est en effet l’œuvre de l’Atelier blam, basé à Nantes et à Couëron, spécialisé dans la conception et la fabrication de dispositifs techniques et artistiques sophistiqués.
Au début de l’été, au sein de la manufacture de Couëron, sur les bords de Loire, Zeus a retrouvé ses créateurs pour une remise en état. Débarrassé de son armure d’argent en cours de polissage, on distingue son ossature métallique, mi-animal, mi-machine. « Nous voulions que les gens gardent cette image d’une pièce bien faite, d’une pièce pérenne », explique Maël Bourseul, responsable d’atelier. L’ambition était claire : donner vie à un objet spectaculaire, capable de dépasser le seul cadre des Jeux. Mission accomplie : en quelques minutes, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, Zeus est entré dans la légende. Depuis, il enchaîne les apparitions. Présenté devant la mairie de Paris, admiré par deux millions de spectateurs à Versailles, accueilli au Mucem à Marseille, le cheval attire partout les foules. Prochain défi : il sera hélitreuillé sur la terrasse ouest du Mont-Saint-Michel, où il s’animera toutes les quatre minutes. « Il est beau à l’arrêt, mais lorsqu’il se met en route, une sorte de magie opère », sourit Maël Bourseul.
Un pari fou relevé à Couëron
Zeus est né en mai 2023, presque sur un coup de folie. Alors que l’Atelier blam façonnait déjà la vasque olympique, Thomas Joly, directeur artistique de la cérémonie, lance l’idée folle d’un cheval galopant sur la Seine. Aurélien Meyer, fondateur de l’atelier, relève le défi : « Je pense que c’est le projet le plus dingue que j’ai jamais pu faire. Si ça ne fonctionnait pas, je tirais le rideau. » Quelques mois plus tard, le pari est gagné. Zeus et la vasque ont propulsé l’Atelier blam sur le devant de la scène internationale. Habituée jusque-là à collaborer avec de grands designers ou des maisons de luxe, la structure artisanale a vu sa notoriété exploser. « Franchement, on nous appelle tous les jours pour de nouveaux projets. C’est dingue ! » confie Aurélien Meyer. C’est sous un format spécifique et unique réservé aux Nantais que s’achève la tournée de Zeus organisée par Sanofi, entreprise mondiale de santé et mécène du cheval mécanique, en coproduction avec Nantes Métropole. Il est présenté sur le trimaran sur lequel il a fendu les eaux de la Seine. Il se met en mouvement soixante secondes toutes les trois minutes. Cet exemple de vie mécanique est troublant. Une exposition photo racontant la genèse de ce projet par l’Atelier blam est installée à proximité de Zeus. Bientôt, ce cheval devenu mythique s’envolera vers le Japon, invité à représenter la France à l’exposition universelle d’Osaka.Une consécration pour cette œuvre hybride, à la croisée de l’architecture, du design et de l’innovation.





