Beauté

Faites un geste pour la nature …

Utilisez du savon !

Le savon sur le bord de la baignoire ferait-il son grand retour ? Il est peut-être un peu tôt pour le dire, mais d’un point de vue écologique, il a toutes ses chances de réinvestir nos salles de bains.

Vous avez certainement constaté le retour du savon : il est présent dans nos boutiques beauté préférées, dans les salons dédiés aux cosmétiques, et même dans la salle de bains de notre copine hyper tendance. Et pour cause, le savon est un produit propre : sans conservateurs ni dérivés pétroliers, il est biodégradable à 99%. De quoi lui permettre de retrouver ses heures de gloire. « Le public est sensible à cela. Je sens qu’il y a un vrai intérêt à retrouver des produits naturels, plus simples dans leur composition », constate Olga Lastennet, à l’origine de la savonnerie artisanale Lulu & Guite, à Couëron. Elle constate : « Il y a une certaine curiosité autour de ma façon de travailler, des produits que j’utilise. Par exemple, j’explique

ce qu’est ma méthode, la saponification à froid : je ne chauffe pas les huiles, elles gardent donc leurs propriétés intrinsèques ».
À la Savonnerie de l’Atlantique, on a aussi perçu ce retour vers le naturel. L’entreprise a même créé des savons bio sous sa propre marque, dès 2009. « On a tous le souvenir de nos grands-mères qui sentaient bon le savon. Aujourd’hui, on veut convaincre nos enfants que c’est un produit écologique », affirme Pascal Marchal, co-gérant de la Savonnerie de l’Atlantique qui fabrique sur place sa base lavante – d’autres producteurs l’achètent en Malaisie ou en Indonésie et la parfument en France.

Deux cents ans de tradition du savon à Nantes

De quoi propulser les ventes, alors ? « Les gens favorisent de plus en plus les produits solides comme le savon, mais aussi le shampooing ou le dentifrice », note Olga Lastennet. À la Savonnerie de l’Atlantique, héritière de deux cents ans de fabrication du savon dans la cité des ducs, « le marché a arrêté de décroître. On retrouvera une croissance, mais pas en faisant du savon un produit luxueux », nuance Pascal Marchal.
Car le savon est aussi devenu un produit cadeau que l’on offre pour Noël ou les anniversaires. « La fonction première d’un savon est de laver en toute sécurité. Il doit donc être bon marché. Même s’il est important d’y associer une notion de plaisir en y ajoutant du parfum ». Cela paraît évident, mais cela va mieux en le disant !

Un savon de Marseille… nantais!

Pour celles et ceux qui l’auraient oublié, le savon de Marseille n’est pas uniquement produit dans la cité phocéenne ; il l’est aussi à la Savonnerie de l’Atlantique. « Ce n’est pas une appellation géographique, c’est d’abord un procédé utilisé dans le monde entier. Le corps gras n’est pas forcément de l’huile d’olive, même chez les savonniers marseillais », rappelle Pascal Marchal. Afin de faire valoir leur savoir-faire, les principaux producteurs français ont créé l’Association Savon de Marseille France pour demander la création d’une IGPIA (indication géographique protégée des produits industriels ou artisanaux) sur un périmètre géographique national, et pas seulement autour de Marseille. 

Accueil > Beauté > Faites un geste pour la nature …