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Adriana Karembeu raconte son éveil féministe

Engagée auprès du Projet Phénix, Adriana Karembeu prête sa voix aux femmes victimes de violences conjugales. Pour Urbanne, l’animatrice et mannequin revient sur les raisons de son engagement, son évolution personnelle face aux inégalités et l’importance, selon elle, de transmettre à sa fille des relations fondées sur le respect et l’égalité.

Adriana Karembeu

Pourquoi avez-vous choisi de soutenir le Projet Phénix ?

J’ai découvert cette association un peu par hasard, grâce à une rencontre. On m’a parlé du projet et cette cause m’a immédiatement touchée. Le Projet Phénix est né d’un drame personnel : une femme s’est retrouvée dans une situation d’urgence, sans solution d’hébergement. À partir de là, tout s’est mis en mouvement pour créer des lieux d’accueil destinés aux victimes de violences conjugales.

Quand je suis allée visiter les hébergements, j’ai compris toute l’importance de cette initiative. Beaucoup de femmes veulent fuir, mais elles n’ont pas les moyens de partir. Elles ne sont pas financièrement indépendantes, elles ont des enfants, elles sont en danger. L’objectif est de leur offrir un toit, mais aussi la possibilité de se reconstruire dans la dignité.

Pourquoi l’hébergement est-il si essentiel pour ces femmes ?

Parce que partir n’est pas aussi simple qu’on le croit. On entend souvent : « Si elle est victime de violences, elle n’a qu’à partir. » Mais comment faire quand on n’a pas d’argent, pas de logement et des enfants à charge ?

Ces femmes ont besoin d’un endroit sûr, d’une véritable safe place. Dans les Tiny Houses sécurisées du Projet Phénix, elles peuvent enfin souffler, sortir du danger et commencer à reconstruire leur vie. Elles peuvent y rester quelques jours ou plusieurs mois, le temps qu’une solution durable soit trouvée, avec l’accompagnement de professionnels.

Vous avez rencontré certaines de ces femmes. Qu’est-ce qui vous a le plus marquée ?

J’ai rencontré une maman avec ses enfants. Ce qui m’a le plus frappée, c’est son soulagement. Elle m’a dit : « Je respire. » Pour la première fois depuis longtemps, elle ne vivait plus dans la peur. Quand on est mère, la charge mentale est déjà énorme. Alors quand on vit des violences au sein du couple, cela devient insupportable. Pouvoir enfin respirer, se sentir en sécurité, c’est fondamental.

En tant que personnalité publique, est-il important pour vous de prendre la parole sur ces sujets ?

Bien sûr. Les personnalités ne résoudront pas tous les problèmes du monde, mais elles peuvent mettre la lumière sur des causes importantes. Regardez : si je n’étais pas là aujourd’hui pour parler de cette association, peut-être que vous ne seriez pas là non plus.

Je crois qu’il est essentiel d’être sincère dans sa démarche et de s’engager sur des sujets qui nous touchent réellement.

Les violences faites aux femmes sont davantage dénoncées aujourd’hui. Est-ce une évolution positive selon vous ?

Oui, clairement. Nous sommes dans l’après MeToo et les femmes parlent davantage. Pendant longtemps, les victimes se sont senties coupables ou honteuses. Beaucoup pensaient que ce qu’elles vivaient était de leur faute.

Aujourd’hui, de plus en plus de femmes osent sortir du silence et raconter leur histoire. C’est une nouvelle ère qui commence.

Vous définissez-vous comme féministe ?

Je pense que je le suis devenue. Quand j’étais plus jeune, j’avais une vision très traditionnelle des rôles. J’avais grandi en voyant ma grand-mère puis ma mère vivre ainsi, alors cela me semblait normal.

Avec le temps, l’expérience et mon propre parcours, j’ai évolué. Je ne sais pas si cela s’appelle être féministe, mais je défends l’égalité entre les femmes et les hommes, ça c’est certain.

Votre regard sur la place des femmes a donc changé ?

Oui. Aujourd’hui, j’ai développé une forme de radar. Je ne me laisse plus traiter de n’importe quelle manière. Cela ne signifie pas être agressive ou méchante, simplement savoir poser des limites et défendre son territoire.

J’ai appris à dire : « Stop », « non », ou encore « non merci ». J’ai aussi appris à dire « oui » à ce qui me correspond vraiment.

Ce cheminement personnel a-t-il été difficile ?

Chacun a son histoire. J’ai grandi dans un environnement familial compliqué et j’avais très peu confiance en moi. Tout est lié.

Peut-être que si j’avais eu davantage confiance ou de courage pour être moi-même plus tôt, les choses auraient été différentes. Mais il n’est jamais trop tard pour évoluer.

Depuis que vous êtes maman, souhaitez-vous transmettre ces valeurs à votre fille ?

Évidemment. J’ai grandi dans une atmosphère parfois toxique et je ne veux pas reproduire cela avec ma fille. Les enfants reproduisent souvent ce qu’ils ont connu.

Je veux lui transmettre des relations saines, équilibrées, fondées sur le respect. C’est essentiel dès le plus jeune âge. J’ai l’impression que les nouvelles générations revendiquent naturellement leur place, et c’est une très bonne chose. J’espère qu’elles feront évoluer les choses durablement.


Le Projet Phénix, un refuge pour se reconstruire

L’association Projet Phénix propose des hébergements sécurisés, notamment sous forme de Tiny Houses, destinés aux femmes victimes de violences conjugales et à leurs enfants. Ces logements temporaires offrent un lieu de répit et de reconstruction, à l’abri du danger. Les bénéficiaires y sont accompagnées par des professionnels afin de retrouver une autonomie et préparer un nouveau départ. L’association agit également pour sensibiliser le grand public aux violences faites aux femmes et favoriser la mobilisation citoyenne autour de cette cause.

La Baule Auction, le cheval en vedette face à l’océan.

Le 13 juin dernier, La Baule Auction a transformé la plage en écrin pour les chevaux de sport d’exception.

Organisée en parallèle du Jumping international de La Baule, cette quatrième édition a réuni professionnels, passionnés et acheteurs autour d’une sélection de trente lots : chevaux de sport, foals et embryons issus de lignées prestigieuses du saut d’obstacles. Trois cent cinquante personnes ont assisté au dîner pour les enchères.

Installée au restaurant Les Albatros, face à l’océan, la vente cultive un savant mélange de sport, d’élevage et d’élégance. Les chevaux, soigneusement sélectionnés pour leur potentiel sportif et leur génétique, avaient pu être essayés durant la semaine précédant la vente. Une façon de faire de cette soirée bien plus qu’une simple vente aux enchères : un rendez-vous mondain et équestre désormais inscrit dans le calendrier baulois. Cette fois encore, les enchères sont venues du monde entier via Internet ou au téléphone en lien avec des traders spécialisés.

Mais cette édition avait aussi une dimension solidaire. En ouverture de la soirée, une enchère caritative a été organisée au profit du Phénix Projet, qui accompagne et met à l’abri des femmes victimes de violences conjugales. Sa marraine, Adriana Karembeu, était présente pour soutenir l’initiative.

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