Édito

Essai

« Même pas peur ». C’est la petite pancarte que l’on a vu fleurir à  Nantes comme ailleurs au lendemain des massacres de Paris. Même pas peur, trois mots pour refuser l’horreur et refuser de plier. Pourtant, depuis des jours qui se transforment en semaines, le pays est comme sonné. Souffle coupé, choqué par la barbarie qui s’est installée en plein Paris. Ces images de violence aveugle tentent de nous ramener à  une époque que peu de gens ont connue : celle où sortir dans la rue pouvait vous coûter la vie. Si l’on commence à  croire cela, c’est que les barbares ont gagné. La meilleure réponse à  ceux qui veulent nous empêcher de vivre, c’est de vivre encore plus fort. Il faut aller à  un concert de rock maquillée comme une voiture volée et perchée sur des talons de 12 (oui, c’est pas pratique mais c’est pour la cause), après avoir été boire un vin chaud plus ou moins bon sur le marché de Noël. Il faut aller sur les terrasses du Bouffay regarder passer les gens et le temps avec quelques amis (mais sans les talons de 12, parce que vu les pavés, c’est inhumain). Il faut vivre. Le seul enseignement de ces attentats lâches, immondes et imbéciles, c’est que parfois la vie peut être plus courte que l’on ne le croit et qu’il faut en profiter. Malgré, ou à  cause de tout ça, nous avons essayé de faire un magazine plein de ceux qui osent, qui innovent, qui créent, dans une ville qui, à  en croire notre dossier, les inspire.
On vous embrasse. Fort.

L’équipe Urbanne.

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