• Aménagement extérieur

    Gens du Jardin par nature

    Kevin Laplaige crée des jardins vivants. Il entre dans l’âme des lieux pour mieux en révéler la forme. Rencontre.  « Je travaille avec le génie des lieux. Je fais en sorte de le révéler ». Kevin Laplaige, basé à Herbignac, au cœur de la Brière et de la presqu’île de Guérande, a une approche délibérément contemplative des jardins. Il prend le temps d’observer à chaque saison l’évolution du biotope. « C’est pour moi quelque chose de fondamental. Un jardin a des manifestations vivantes, des êtres qui le peuplent. Il faut prendre ce temps pour voir ce qui y pousse, quelles sont les plantes bio-indicatrices, tout simplement parce que n’importe quoi ne pousse pas…

  • Séjour

    Voyage. Guatemala, à la rencontre du monde perdu

    Entre les volcans en activité et les lacs d’altitudes, la jungle et la mer, les ruines des cités mayas ou les monastères baroques, le Guatemala est l’une des destinations les plus magiques d’Amérique centrale. La culture maya, encore très présente dans le pays, rythme le quotidien des habitants. Le Guatemala possède en outre une grande richesse naturelle, avec des sites comme Semuc Champey ou le lac Atitlán, mais aussi culturelle avec les ruines de Tikal ou la ville coloniale d’Antigua. Destination le monde perdu. Pour rejoindre le Guatemala depuis la France, il n’y a aucun vol direct. Il faut donc compter dix-sept heures de voyage, avec l’escale au Mexique ou…

  • À la rencontre de

    Lucile Viaud, la géo-verrière qui transforme les ormeaux

    Inventer du verre issu d’un paysage. Rechercher des ressources délaissées pour en faire un nouveau matériau. C’est le travail de l’artiste-chercheuse Lucile Viaud. Il a la couleur de la mer. Le « glaz » breton, synonyme des profondeurs de l’océan. Le verre que Lucile Viaud a créé est constitué de coquilles d’ormeaux et de micro-algues. C’est la base de son travail que de chercher dans un paysage les ressources délaissées, issue de l’agroalimentaire ou en attente de valorisation. « Ma consigne, c’est de ne pas acheter ou prélever dans l’environnement. Cela représente un temps important de recherche et de rencontre ». Ensuite, quand elle a trouvé la coquille d’ormeau, celle d’escargot ou un tas…

  • À la rencontre de

    Grain de Sail – Les voiles gonflées

    Un cargo à voiles qui arrive les cales chargées sur un quai de Nantes. Ce n’est plus une image du passé. Grain de Sail vient d’effectuer sa première rotation transatlantique et a rapporté 33 tonnes de cacao depuis les Caraïbes et l’Amérique latine.  Il va falloir s’y habituer. Désormais, Grain de Sail fera deux rotations par an entre Saint-Nazaire et les Amériques. La première rotation – une première en hiver pour un voilier de charge depuis la fin de la marine marchande à voile – a eu lieu en février. En principe, le navire devait accoster et décharger à Saint-Nazaire. Mais une grève des dockers a poussé Grain de Sail…

  • Portrait

    Amélie Nothomb. « La vraie jeunesse, c’est la passion pour l’inutile »

    Dans la vie, il y a peu de certitudes. Il y a le passage des saisons, la feuille d’impôts en septembre et la venue d’Amélie Nothomb à Nantes. L’auteure métronome vient à la libraire Coiffard chaque mois de janvier. Jean-Jacques Lester l’y a rencontrée pour France Bleu.  Vous donnez l’impression que vous venez en dédicace avec encore beaucoup plus de joie qu’avant ! Avant, la dédicace, c’était la fête. Maintenant, la dédicace pour moi, c’est le carnaval. Ça donne une impression de prohibition. Des êtres humains viennent me rencontrer moi qui suis comme tout le monde, en manque d’êtres humains, en manque de contacts avec les autres. Pour beaucoup de…

  • Beauté

    Benenota : une histoire de femmes (et de famille)

    La grand-mère s’appelle Martine ; sa petite-fille Margaux. Assises côte à côte sur le canapé, on sent une vraie complicité entre les deux femmes. Ensemble, elles ont créé Benenota, une marque de linge de bain en fibre de bambou. Tout a commencé autour d’un repas de Noël durant lequel la grand-mère et la petite-fille découvrent les cotons démaquillants lavables. « On est toutes les deux passionnées de cosmétiques. On partage nos découvertes, nos astuces… On s’est dit que nous pouvions nous aussi fabriquer nos propres cotons lavables », raconte Margaux. Les deux femmes en confectionnent d’abord pour elles-mêmes : Martine transmet son savoir-faire couturier à sa petite-fille ; Margaux apporte son…